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Créer son site web : les sept règles d’or avant de se lancer
Un site réussi n’est pas le plus beau ni le plus cher : c’est celui qui fait faire une chose précise à un visiteur pressé, sur un téléphone, en quelques secondes. Voici les sept règles que nous appliquons à chaque projet, et pourquoi.
Dieser Artikel ist auf Französisch veröffentlicht.
1. Un objectif par site, une action par page
Avant de parler de couleurs, posez la question qui décide de tout : que doit faire un visiteur en sortant de votre site ? Appeler, réserver, demander un devis, venir en boutique, commander. Un site vitrine qui veut tout faire finit par ne rien faire faire.
Chaque page porte ensuite une seule action, visible sans faire défiler : le numéro de téléphone cliquable, le bouton de réservation, le formulaire court. Tout le reste (historique, valeurs, équipe) vient après, pour ceux qui veulent en savoir plus.
2. Le téléphone d’abord
En 2025, 48,6 millions de Français se connectent chaque jour, plus de trois heures par jour, et 80 % de ce temps se passe sur un téléphone (Médiamétrie, L’Année Internet 2025). Chez les 15-24 ans, la part du mobile dépasse 90 %. La version que vous regardez sur votre ordinateur est l’exception ; celle de votre client est sur un écran de six pouces, souvent dehors, souvent d’une main.
Concrètement : une colonne, des textes lisibles sans zoomer, des zones tactiles d’au moins 44 pixels, des horaires et une adresse en haut de page, et un test sur de vrais téléphones avant la mise en ligne, pas seulement dans la fenêtre réduite d’un navigateur.
3. Rapide, et mesuré
Google mesure la vitesse avec trois indicateurs, les Core Web Vitals, et publie les seuils à atteindre : affichage du contenu principal (LCP) en moins de 2,5 secondes, réaction aux interactions (INP) en moins de 200 millisecondes, stabilité visuelle (CLS) sous 0,1. Ces seuils comptent pour le référencement, et surtout pour vos visiteurs, qui abandonnent une page qui tarde.
La recette tient en peu de choses : des images au bon format et à la bonne taille (WebP ou AVIF, jamais une photo de 5 Mo redimensionnée par le navigateur), aucun script inutile, des polices système plutôt que téléchargées, un hébergement proche de vos visiteurs. Et une mesure avant la mise en ligne, avec PageSpeed Insights, qui est gratuit.
4. Des contenus à vous, écrits pour être lus
Le premier frein d’un projet de site n’est pas technique : ce sont les textes et les photos. Un site mis en ligne avec des paragraphes génériques et des images de banque d’images ressemble à tous les autres et n’apprend rien à Google ni à vos clients.
Partez de ce que vos clients vous demandent déjà : horaires, tarifs, adresse, délais, ce qui vous distingue. Écrivez court, une idée par paragraphe. Vos photos, même prises au téléphone, valent mieux qu’une image parfaite qui n’est pas chez vous. Et gardez les mêmes nom, adresse et téléphone partout : site, fiche Google, réseaux sociaux.
5. Trouvable par Google, et par les assistants IA
Le référencement classique (SEO) repose sur des bases stables : un titre clair par page, une structure de titres lisible, des adresses propres, un plan de site, des données structurées (schema.org) qui décrivent votre activité, vos horaires, vos questions fréquentes. La fiche Google Business Profile, gratuite, pèse autant que le site pour une activité locale.
S’y ajoute depuis deux ans le GEO, Generative Engine Optimization : de plus en plus de personnes posent leur question à ChatGPT ou à un assistant plutôt qu’à un moteur. Ces assistants citent les sites qui donnent des réponses nettes et vérifiables : une FAQ, des faits datés, des informations pratiques faciles à reprendre, un fichier llms.txt qui résume le site. Un site structuré pour Google l’est à peu près pour eux ; un site de slogans ne l’est pour personne.
6. Accessible, et en règle
L’accessibilité n’est pas une option pour les grands comptes : c’est ce qui rend un site utilisable par une personne qui voit mal, qui navigue au clavier, ou simplement en plein soleil. Les critères sont publics (RGAA en France, WCAG 2.1 niveau AA ailleurs) : contrastes d’au moins 4,5:1 pour le texte, texte alternatif sur les images, navigation possible sans souris, formulaires étiquetés.
En règle, cela veut dire aussi : des mentions légales complètes, une information claire sur ce que devient un message envoyé par le formulaire (finalité, durée de conservation), et pas de traceurs inutiles. Une mesure d’audience sans cookies, exemptée de consentement par la CNIL, évite le bandeau qui agace tout le monde.
7. Propriétaire de votre site, et suivi après la mise en ligne
Vérifiez trois choses avant de signer : le nom de domaine est réservé à votre nom, vous pouvez obtenir les fichiers et les données de votre site sur simple demande, et vous savez qui le surveille. Un site n’est pas fini le jour de sa mise en ligne : certificats à renouveler, mises à jour de sécurité, sauvegardes à tester.
Le baromètre France Num 2025 rappelle pourquoi : 52 % des dirigeants de TPE et PME craignent le piratage de leurs données, plus d’une PME sur trois a déjà subi un incident de cybersécurité, et 82 % disent disposer d’une sauvegarde externe. Pour un site, la question à poser est simple : si l’hébergeur tombe demain, en combien de temps mon site revient-il, et qui s’en aperçoit en premier ?
La liste de contrôle, en sept lignes
- Objectif. Une action principale par page, visible sans faire défiler.
- Mobile. Testé sur de vrais téléphones ; zones tactiles de 44 px au moins.
- Vitesse. LCP < 2,5 s, INP < 200 ms, CLS < 0,1, mesurés avant la mise en ligne.
- Contenus. Vos textes, vos photos, vos horaires ; nom, adresse et téléphone identiques partout.
- Référencement. Un titre par page, données structurées, plan de site, fiche Google à jour, FAQ citable par les assistants IA.
- Accessibilité. Contrastes, alternatives textuelles, clavier, formulaires étiquetés ; mentions légales et information RGPD.
- Propriété et suivi. Domaine à votre nom, export possible, surveillance, sauvegardes, mises à jour.
Ce que nous en faisons
Ces sept règles sont la liste de contrôles que nous passons sur chaque site avant sa mise en ligne, qu’il soit en formule Vitrine ou Pro. Vous la trouverez en clair sur la page L’exigence Macklos, avec nos engagements : une première version à voir sous cinq jours ouvrés, un défaut corrigé sans frais pendant trois mois, et un site qui vous appartient.
Quellen
- Médiamétrie — L’Année Internet 2025 (communiqué du 12 février 2026)
- France Num — Baromètre 2025 de la transformation numérique des TPE et PME (15 septembre 2025)
- Google — Core Web Vitals : seuils LCP, INP et CLS
- RGAA — Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité
- CNIL — Mesure d’audience exemptée de consentement
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